L’actualité brûlante et la stratégie de survie du PS Alors que la dissolution menace dans l’air politique français et que la colère sociale gronde dans les rues, le…
L’actualité brûlante et la stratégie de survie du PS
Alors que la dissolution menace dans l’air politique français et que la colère sociale gronde dans les rues, le Parti socialiste tente maladroitement de se refaire une virginité. François Hollande et Cazeneuve réapparaissent dans les médias, BFM et consorts les invitent pour vendre l’image d’une alternative crédible à Macron. Une mascarade pour ceux qui se souviennent des blessures laissées par la loi El Khomry.
Cazeneuve, le faux sage
Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre (2016-2017), ancien ministre de l’Intérieur (2014-2016), multiplie depuis plusieurs années les interventions médiatiques pour vanter un socialisme « humaniste et responsable ». Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : sous les gouvernements PS Valls puis Cazeneuve, les blessés lors des manifestations contre la loi El Khomri se comptent par centaines (du côté des manifestants comme des forces de l’ordre), des dizaines de militants syndicaux et étudiants ont été poursuivis et condamnés à des peines de prison (Wikipédia — Mouvement social contre la loi Travail 2016). Sa présence médiatique est une tentative de retraite honorable, mais le peuple n’oublie pas.
Valls, le revenant de toutes les défaites
Manuel Valls, malgré ses échecs électoraux en Espagne (municipales de Barcelone 2019) et en France (primaire PS 2017, législatives 2017), reste une figure publique qui continue de défendre la même ligne sécuritaire et répressive qu’il incarnait à Matignon (2014-2016). Il parle régulièrement de « fermeté » et de « cohésion nationale » — autant de formules qui ont justifié les mesures d’exception et les mobilisations des BAC contre les manifestants.
Macron et la continuité répressive
Emmanuel Macron, ministre de l’Économie de Hollande (2014-2016) avant de devenir président, a poursuivi les politiques libérales et sécuritaires inaugurées par le PS : ordonnances Travail 2017, réforme de l’assurance-chômage, réforme des retraites 2023. Cette continuité confirme que le PS, loin d’être un rempart des travailleur·ses, a préparé la bascule que Macron a ensuite accélérée.
Les chiffres de la répression
- Près de 300 policiers et gendarmes blessés en deux mois contre la loi El Khomri, côté forces de l’ordre ; des centaines de manifestants blessés côté rue (Paris, Rennes : un manifestant éborgné par un tir de flash-ball) — chiffres officiels et presse de 2016 (Wikipédia — Mouvement social loi Travail 2016)
- 2 500 manifestants blessés et 1 800 membres des forces de l’ordre pendant la première année des Gilets Jaunes (2018-2019), dont 24 éborgnés et 5 mains arrachées (Amnesty France — Gilets jaunes, un bilan inquiétant, Fondation Jean-Jaurès — les violences en France)
- La loi Renseignement de 2015 puis la loi SILT de 2017 ont pérennisé dans le droit commun des dispositions de l’état d’urgence (écoutes, assignations, périmètres de protection) (LDH — Sortie de l'état d'urgence : analyse SILT)
Le PS, un cadavre politique gesticulant
Le Parti socialiste n’est plus un parti de transformation sociale. Ses figures tentent de manipuler l’opinion, mais les blessures sont encore visibles dans les quartiers, les universités et sur les places publiques. Les militants savent que le PS est désormais un relais de la politique de Macron, et non un rempart pour le peuple.
Voici quelques mesures de « gauche » pondues par le PS :
Le Pacte de responsabilité (2014, Hollande / Ayrault puis Valls)
- 40 milliards d’euros de baisses de cotisations sociales et fiscales pour les entreprises.
- Justification : « restaurer la compétitivité » — logique clairement libérale.
Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE, 2012)
- 20 milliards d’euros d’allégement d’impôt pour les entreprises, sans contrepartie réelle en termes d’emplois.
- Mesure saluée par le MEDEF, dénoncée comme un cadeau patronal par la gauche.
La Loi Macron (2015, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie)
- Libéralisation du transport par autocars.
- Travail du dimanche facilité.
- Assouplissement des règles pour les professions réglementées (notaires, huissiers, etc.).
La Loi El Khomri (2016, dite Loi Travail)
- Facilite les licenciements économiques.
- Renforce la primauté des accords d’entreprise sur les accords de branche (logique néolibérale).
- Déclenche le mouvement Nuit Debout.
Déchéance de nationalité (2015-2016, Hollande / Valls / Cazeneuve)
- Projet d’inscrire dans la Constitution la possibilité de retirer la nationalité française aux binationaux condamnés pour terrorisme.
- Mesure inspirée du programme de la droite sécuritaire.
- Forte contestation interne au PS.
Loi Renseignement (2015, Valls / Cazeneuve)
- Accroît massivement les pouvoirs de surveillance de l’État (écoutes, boîtes noires, collecte de données).
- Inspirée du Patriot Act américain.
Réforme territoriale (2015)
- Fusion des régions sans véritable débat démocratique.
- Objectif affiché : rationalisation et économies — plutôt une logique technocratique de droite.
Privatisations et ouverture au marché
- Poursuite ou accélération de la libéralisation dans le ferroviaire, l’énergie (EDF, GDF Suez/Engie).
- Ouverture accrue à la concurrence au nom de Bruxelles.
Dès le 10 septembre, la seule issue est claire : VIRONS-LES !
Macron doit démissionner, et tous les responsables directs et indirects de la répression doivent rendre des comptes. La fermeté, oui — mais celle du peuple, pour reprendre ce qui nous a été volé. Rendez-vous le 10, le peuple reprend le pouvoir.
Cette enquête vit grâce à ses lectrices et lecteurs. Pour qu’elle continue, soutenez Quartier Libre.